I (and likely many of you) have spent some time in recent weeks planning and selecting music for spring programs. This process, as it does every August and December, prompted thinking about repertoire selection. What factors determine the nature of the program – will it be thematic in some way? Draw on contemporary composers? Should it focus on Canadian works? Often, practical considerations can constrain the music we (as conductors and choir members) select. For example, church choirs are notoriously short on tenor and bass parts, and the upper voices tend to overbalance. Choosing music that accommodates this distribution can be tricky. Community and church choirs generally comprise singers at various skill levels, so selecting music that challenges and engages all members without alienating the less experienced members can be a difficult task.
Then there are the less obvious considerations. Richard Reynolds coined the phrase “the repertoire is the curriculum” in an issue of the Music Educators Journal in 2000, and this aphorism holds true beyond the school environment. Community choral musicians are educators too, and have a responsibility to choose music that helps their singers to grow as musicians. So often music within the reach of an beginning group is less than satisfying musically. Repertoire needs to be interesting to most of the group, or rehearsals become stodgy and unrewarding. Couple all of this with the delicate balance between sacred and secular music, and repertoire selection can turn from a pleasant activity to a minefield of potential pitfalls.
Marion Dolan offered some good tips for program planning at the Festival 500 conference over the summer. She talked about a number of ways to select repertoire and lend cohesion to your program, including: a teleological evolution through the repertoire, a seasonal set, linked to events in the church or secular year (like Christmas, Easter, Mother’s Day, etc). Other options include a central idea, like “light” or “water”. When planning my programs, I tend to use the season or occasion (Remembrance Day, Christmas, or Spring, generally) as a guide. Within that context, I’ll choose a couple of difficult pieces that challenge the choir’s technique and ability. Although not all community choirs have the resources (nor, sometimes, the inclination) to sing “big works”, pieces like the Willan or Poulenc motets can offer choir members a chance to stretch their limits. Next, I usually choose some lighter pieces (the Brahms’ Folk Songs, for example) and flesh out the program with arrangements of popular songs or jazz standards chosen by choir members. Not all pieces are well-received by all members, though, and it’s always a tough call.
How you do all select your music? What are some of your favourite programming tips?
Contributed by Kiera Galway.
Comme plusieurs d’entre vous ont sûrement fait, j’ai passé du temps dans les dernières semaines dans la planification et la sélection de musique pour des programmes de printemps. Ce processus, comme il le fait à chaque août et décembre, invite à penser à la sélection de répertoire. Quels facteurs déterminent la nature du concert—ce sera thématique? Soutenu par des œuvres de compositeurs contemporains? Concentré sur la musique canadienne? Souvent, des considérations pratiques peuvent limiter la sélection de musique que nous effectuons en tant que chefs de chœur et choristes. Par exemple, les chœurs d’églises manquent souvent de voix masculines, ce qui donne un effet mal distribué aux voix supérieures. Choisir une musique pour cette distribution peut être délicate. Les chœurs communautaires et d’église comprennent davantage des choristes de tous niveaux : la sélection d’un répertoire qui stimule et donne un défi sans aliéner les membres les moins expérimentés peut être une tâche difficile.
Il y a également des considérations moins évidentes. Richard Reynolds a inventé l’expression «le répertoire est le curriculum» dans un numéro de la Music Educators Journal en 2000, et cet aphorisme est vrai au-delà du milieu scolaire. Les chefs des chœurs communautaires sont également des éducateurs et ont alors une responsabilité de choisir une musique qui encourage le développement de leurs choristes en tant que musiciens. Très souvent la musique accessible à un groupe débutant manque de satisfaction musicale. Le répertoire doit être intéressant à la majorité du groupe, ou les répétitions deviennent indigestes et ingrates. En rajoutant la question d’une balance entre la musique sacrée et profane, la sélection de répertoire peut se transformer d’une activité agréable à une tâche ardue remplie de pièges potentiels.
Marion Dolan a offert de bonnes stratégies pour la planification des programmes à la conférence Festival 500 cet été. Elle a discuté de plusieurs façons de sélectionner un répertoire et de prêter la cohésion à votre programme, notamment une évolution téléologique à travers le répertoire, ou bien un ensemble saisonnier lié aux événements de l’année ecclésiastique ou laïque (comme Noël, Pâques, la Fête des mères, etc.). D’autres options incluent une idée centrale, comme «la lumière» ou «l’eau». Lors de la planification de mes programmes, j’ai tendance à utiliser comme guide la saison ou l’occasion (en général, le jour du Souvenir, Noël ou le printemps). Dans ce contexte, je commence en choisissant quelques œuvres plus difficiles qui donnent un défi à mon chœur. Bien que ce ne sont pas tous les chœurs communautaires qui ont les ressources (ni parfois l’inclination) pour chanter de «grandes oeuvres», des œuvres comme les motets de Willan ou de Poulenc peuvent offrir aux choristes l’occasion d’étirer leurs limites. Ensuite, j’ai l’habitude de choisir des pièces plus légères (par exemple, les chants folkloriques de Brahms), et je termine avec des arrangements de chansons populaires ou de jazz, souvent choisis par les choristes. Ce ne sont toutefois pas tous les chants qui sont bien reçus par les choristes : c’est souvent une décision difficile.
Comment sélectionnez-vous votre musique? Quelles sont certaines de vos astuces de programmation préférées?
Contribué par Kiera Galway. [Traduction : James Fogarty]